Samedi 18 comme prévu, je suis parti pour voir le tour de France car je savais que la 14ème étape
passait vers chez moi.. Arrivés vers 12h30 au lieu-dit "La Cude"
vers Hyémondans,
nous nous mettons en quête de l'endroit
où nous pourrons voir le mieux les coureurs, là où nous pourrons prendre les meilleures
photos.
La radio réglée sur FranceBleu Besançon pour connaîre le temps de retard que le
convoi a (niark niark), l'appareil photo et le camescope déployés, je suis prêt à voir passer les 20 km de
"voitures" pub, coureurs et voitures balais. Je me trouve alors dans une pente douce stratégique, là où beaucoup de gens passionnés se sont alignés au bord de la route avec leur voiture, ils sont
arrivés avant midi, l'heure à partir de laquelle plus aucun véhicule ne doit passer.. Et moi, j'arrive à pieds, on se calle entre deux voitures, mais on a une bonne place. Maman
sort les sandwichs.
Notre voisin, un habitué du tour, nous aborde, on discute 10 minutes. Il nous prévient
modestement que le vrai spectacle ne dure que quelques petites minutes, pour plusieurs heures d'attente. Eux, ils ont tout prévu pour être remarqué à la télé. En plus d'un gilet
fluo, ils adoptent une stratégie bien expérimentée : au moins une personne de chaque côté de la route se positionnent pour être vu. C'était logique.
14h30, des motos de police passent, la caravane de pubs va arriver. 10 minutes après,
j'aperçois deux petits camions-kiosques, mais qui ne s'arrêteront qu'en ville pour vendre quelques revues à thèmes, en plus de "journaux" peoples, une presse pour qui je n'ai pas
beaucoup d'estime.. Puis d'autres véhicules dont certains ressemlent à des lions géants, d'autres à des montres gigantesques ou encore à un pneu avec une ouverture devant. Il y a aussi de
nombreuses voiture
s
FranceTélévisions et des véhicules officiels suiveurs, dont certains conduisent des personnalités comme Pierre Moscovici, le seul qui avait ouvert la fenêtre paraît-il, mais je ne l'ai pas vu.
Le balai incessant des voitures impressionne, mais on se demande maintenant quand est-ce que les
coureurs vont arriver.. Sur FranceBleu, j'apprend qu'ils sont en train de passer à Blamont. Je m'empresse de calculer le temps restant d'après les horaires officiels, dans une demi-heure,
les vélos seront là. Après un moment de vide, j'aperçois enfin l'échappée, 13 coureurs bien entourés d'une large kyrielle de voitures. Environ 8 minutes après, le même spectacle se
produit en beaucoup plus grand. Le contraste est tel qu'on ne sait plus où regarder, quoi immortaliser en photo.
Les dernières voitures-balais passent devant nous, le plus grandiose n'aura duré pas plus
de 5 minutes, mais on pourra enfin dire qu'on l'aura vu une fois dans notre vie. ^^
C'est le moment de repartir, nous marchons vers le parking où nous attends la voiture. On repense à tout ce spectacle, les hélicos, auxquels on a pas manqué de faire coucou, au cas où la régie
FranceTélévisions appuie sur le bon bouton au bon moment...
A ce moment, une voiture assignée FranceTélévisions comme ci-contre passe, isolée du groupe, nous marchons à côté de la route, la voiture se rapproche, et à travers les vitres
teintées, je distingue une personnes qui ne m'est pas inconnue.. Après un laps de temps de réaction, "Hé ! C'était Antoine de Maximy !!".
Le réalisateur de l'émission "J'irai dormir chez vous" sur France5, chaque samedi à 20h35, parcoure le globe dans le but de
faire des renc
ontres avec les gens du monde entier, et, accessoirement, de se faire héberger pour
découvrir d'autres traditions et d'autres mentalités. Après avoir été renvoyé de son lycée, il s'est découvert un certain talent pour l'aventure et le contact humain. Il maîtrise les
techniques vidéos, et pars seul avec ses caméras. Pendant le tour de France, il reprend son principe bien à lui et va voir les gens de la région où le tour passe pour réaliser une chronique de 4
minutes diffusée dans "L'après Tour" sur France2 aux environs de 18h30.
Avec ça, j'aurai eu ma surprise de la journée. Rentré, je n'ai plus qu'un objectif, voir si on est passés à
la télé. Mais sur la cassette, la seule partie de moi que l'on voit, c'est mon parapluie.